Year: 2010
Type: article
Abstract: La techno jouée en free party est la conséquence directe d’une évolution technologique qui a amené nombre de musiques depuis les années 1950 à façonner leur esthétique sur la base de l’enregistrement. Au cours des années 1980, avec l’apparition du sampler, des problèmes juridiques n’ont pas manqué de se poser quant à l’utilisation de musiques préexistantes pour en composer de nouvelles. La free party, née au début de la décennie suivante, s’est d’emblée opposée à toute mise en règle. Au contraire, elle prétend à une utilisation libre et sans contrainte du sampling. Cet article montre comment l’esthétique techno de cette culturecorrespond parfaitement avec les utopies sociales et les manières de faire de ses acteurs. En effet, dans sa facture même, cette musique revendique l’absence de notion de propriété individuelle au profit de l’appropriation collective des productions.
Source: Gradhiva
Author: Guillaume Kosmicki
Language: French
Topic: Music History and Culture
Subfield: Music
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W1492496397
