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La collecte comme iconoclasme

Year: 2008
Type: article
Abstract: Durant la première moitié du xixe siècle, de nombreux objets importants de Polynésie furent collectés par la London Missionary Society et exposés dans son musée de Londres. Plusieurs sont abordés dans cet article. L’acquisition de ces objets, souvent référencés comme des idoles, était un processus plus complexe qu’on l’a souvent imaginé, qui impliquait des choix stratégiques pour les Polynésiens comme pour les missionnaires. On suggère que la préservation de ces objets a été faite sous l’émulation du chef tahitien Pomaré en 1816, et que différents types de pratiques iconoclastes eurent lieu, depuis l’iconoclasme par destruction jusqu’à l’iconoclasme par neutralisation et préservation. Polynésiens et missionnaires avaient des raisons évidentes de préférer l’iconoclasme par préservation, les premiers dans le but d’obtenir des trophées de leurs victoires sur leurs rivaux et de fournir des preuves matérielles de leur conversion, les seconds afin de fournir des preuves matérielles des succès de leur évangélisation et d’obtenir des fonds à travers les expositions au musée de la London Missionary Society. Ces opérations permirent la survie d’objets aujourd’hui réévalués comme une part importante du patrimoine et comme des œuvres d’art majeures.
Source: Gradhiva
Language: French
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W1501101717
FWCI: 2.235
Cites: 6
Cited by: 6
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