Year: 2011
Type: article
Abstract: Résumé Les historiens qui rencontrent la question de l’événement savent combien il est difficile de mettre en mots ce qui s’est effectivement passé. Ils doivent en particulier composer avec des lacunes, des vides, des silences. Le choix qui se présente à eux est insatisfaisant : un récit à vocation exhaustive « recoud » (Michel de Certeau), c’est-à-dire opère une mise en continuité qui risque de déboucher sur un travestissement de l’événement d’origine ; un récit qui ne dissipe pas l’obscurité des aspects les moins lisibles de l’événement risque de conduire à un résultat peu convaincant, et frustrant. L’article porte sur cette articulation difficile entre silences et mises en mots de l’événement, à la fois sous un angle assez général – à propos du xix e siècle français – et à partir de quelques objets d’étude précis : des insurrections, un coup d’État. Il suggère aussi que des récits littéraires ou cinématographiques peuvent ouvrir sur cette question des horizons insoupçonnés.
Source: Sociétés & Représentations
DOI: 10.3917/sr.032.0045
Author: Thomas Bouchet
Institution: Université de Bourgogne
Language: French
Subfield: History
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1503132758
