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La disparition du passif synthétique latin: nouvel essai sur l'écrit et le parlé en latin mérovingien

Year: 2002
Type: article
Abstract: REMARQUES PRÉLIMINAIRESDans son histoire et dans ses synchronies successives, depuis la constitution de ses formes et de sa syntaxe canoniques jusqu'à ses vicissitudes en latin tardif et sa complète transformation dans la transition du latin au roman, le passif latin fait l'objet d'une abondante littérature savante; c'est vrai aussi pour la morphologie et les aspects syntaxiques des verbes dits déponents.Puisque je me concentre dans le présent travail sur une tranche en apparence restreinte du problème, je ne cite que ce qui m'a servi et je ne fais entrer dans ma bibliographie que ce que je cite: une bibliographie plus complète pourra facilement être reconstituée à partir de la mienne.Le passage, sur le plan morphologique, du passif latin au passif roman se décrit dans les manuels de linguistique latine ou romane (je cite à titre d'exemple Väänänen, 1971: 224-225, Geckeler, 1996: 219-220) selon le schéma suivant, fort simple: les verbes latins susceptibles de se présenter en construction passive avaient, comme on sait, des formes «synthétiques» pour chacun des temps de l'infectum (indicatif laudor, laudabar, laudabor, subjonctif lauder, laudarer et ainsi de suite pour toutes les personnes et tous les types de conjugaison), alors qu'au perfectum ils disposaient de formes composées, donc «analytiques», comprenant le participe passé accompagné des formes correspondantes de l'infectum du verbe esse (donc laudatus sum, laudatus eram, laudatus ero respectivement pour le parfait, le plus-que-parfait et le futur antérieur); or, en latin tardif et «vulgaire», les anciennes formes composées -en conformité avec le temps de l'auxiliaire qu'elles contenaient-ont passé à l'infectum où elles remplaçaient désormais les formes synthétiques, tandis qu'au perfectum ont surgi de nouvelles formes composées, présentant le perfectum de esse.Ainsi, laudatus sum prit la place de laudor qui disparut, tandis qu'à la place de laudatus sum apparut la nouvelle création laudatus fui.Et ainsi de suite pour les autres temps.Les problèmes qui sont occultés par cette description sommaire, notamment le détail de l'extension des formes analytiques et les suites sémantico-syntaxiques de la transformation, ont fait l'objet de nombreux travaux.Nous y reviendrons encore.Par contre, l'aspect pour ainsi dire négatif du processus, la liquidation du système en soi fort complexe des formes synthétiques héréditaires, 1 a relativement peu intéressé la recherche, en 1. Dans cet article, nous partons des formes canoniques de la flexion latine, sans entrer dans les flottements secondaires qui n'ont aucune incidence sur le développement ultérieur, et sans nous préoccuper de la préhistoi-
Language: French
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W1512026522
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