Year: 2005
Type: article
Abstract: On observe ici trois mouvements sociaux : le mouvement révolutionnaire qui a accompagné la guérilla salvadorienne du FMLN, l’actuel mouvement zapatiste du Mexique, et le Mouvement des Sans Terre au Brésil. Il s’agit de comprendre pourquoi, en dépit de leur caractère particulièrement « progressiste », ils n’ont guère modifié les rapports sociaux de sexe en vigueur. Ceci s’explique, à notre sens, par leur reproduction de la division sexuelle du travail patriarcale dans le processus révolutionnaire, et leur reconduction des modèles de famille patriarcaux, fort utiles pour consolider les structures hiérarchiques du mouvement ou faire produire la terre en exploitant la force de travail des femmes et des enfants. Enfin, lorsqu’on observe les identités culturelles que défendent ces mouvements (Indiennes, Afro ou Occidentales), on peut se demander si cela ne se fait pas sur le dos des femmes – rarement considérées comme capables de définir la culture « légitime », bien qu’elles fassent souvent des propositions innovantes pour concilier les « traditions » avec une plus grande égalité entre les sexes.
Source: Nouvelles Questions Féministes
DOI: 10.3917/nqf.243.0018
Author: Jules Falquet
Institution: Université Paris Diderot
Language: French
Subfield: Gender Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1541094015
