Year: 2011
Type: article
Abstract: Contrairement à ce qu’affirment certains discours ordinaires dans les sociétés occidentales, le désir de procréer que les humains sont censés manifester est tout sauf naturel . Dans le sens suivant : on ne le retrouve pas dans la Nature . Pour désirer des enfants, il faut d’abord avoir conscience que la gestation est la conséquence d’un certain type d’acte sexuel. Cet article confronte un point aveugle des études genre à quelques-unes des théories des sciences de la vie. Il rappelle que la conscience du lien entre sexualité et production d’enfants est une spécificité humaine. Les catégories mâle/femelle conçues ici comme une obligation sémantique à procréer, semblent effacer le poids singulier de cette conscience. Les discours ordinaires qui postulent l’existence d’une volonté à procréer chez tous les êtres vivants seraient ainsi un effet du genre.
Source: Nouvelles Questions Féministes
DOI: 10.3917/nqf.301.0052
Author: Priscille Touraille
Language: French
Topic: Gender and Feminist Studies
Subfield: Gender Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1545293835
