Year: 2010
Type: article
Abstract: RésuméPartant de l’analyse de la situation mémorielle actuelle, cet article diagnostique la question qu’elle fait naître pour la mémoire relative à l’esclavage dans les Antilles françaises, prise dans une frénésie qui renforce l’idée de mémoires soudainement inventées. Des mémoires de l’esclavage de l’ordre de la circulation intergénérationnelle sont-elles présentes ? Cette question renvoie au débat anthropologique propre à ces sociétés où la mémoire collective relative à l’esclavage a longtemps été tenue pour être absente. À partir d’une recherche conduite sur un événement ancien qui reconduit le cadre du conflit originel entre maîtres et esclaves, à savoir l’insurrection de 1870 à la Martinique, l’article décrit les processus mémoriels qu’il a générés. Le recueil de témoignages auprès des descendants des insurgés rend compte de la présence de récits familiaux transmis jusqu’à aujourd’hui selon des modalités particulières liées aux conséquences de la répression de l’événement insurrectionnel. L’interprétation qui s’en dégage amène à revoir la question de la mémoire collective à la Martinique.
Source: Cahiers d études africaines
Author: Christine Chivallon
Institution: Sciences Po Bordeaux
Language: French
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1551601529
