Year: 2007
Type: article
Abstract: À Aorigi, à l’est des îles Salomon, comme ailleurs, les sculptures sur bois prennent leur sens selon le contexte dans lequel elles interviennent. Mais ce sens n’est pas attribué de manière définitive; au contraire, il fluctue au gré des catégories que traversent ces objets, passant du profane au sacré et, du même coup, de la sphère de l’aliénabilité à celle de l’inaliénabilité. Cette mobilité conceptuelle fut à l’origine de changements dans les regards successivement portés par les Owa sur les «bols des hommes» qui, d’abord créés à l’intention exclusive des Occidentaux dès le xixe siècle, devinrent ensuite des objets rituels apuna, réservés aux initiés dans leurs relations avec les ancêtres des défunts assassinés.
Source: Gradhiva
DOI: 10.4000/gradhiva.989
Author: Sandra Revolon
Language: French
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1569839062
