Year: 2005
Type: article
Abstract: Résumé Les fondements de la coordination des politiques économiques, notamment des politiques budgétaires et monétaire, dans l’Union européenne sont liés à l’existence d’interdépendances – externalités et éventuellement biens collectifs – entre États membres. Parce que l’objectif était principalement de contenir les externalités négatives, les institutions mises en place dans l’union monétaire sont essentiellement constituées de règles, telles que le Pacte de stabilité et de croissance (psc). Il est pourtant probable que les externalités positives et les biens collectifs sont également présents dans une union monétaire, et que les règles budgétaires choisies nuisent au choix des politiques qui les favoriseraient. En revanche, la logique de l’action collective suggère que, dans une union monétaire constituée d’un nombre important d’États relativement hétérogènes et de différentes tailles, les stratégies non coopératives et les comportements opportunistes l’emportent au détriment de la coordination et politiques coopératives. Et les réformes institutionnelles introduites dans le traité constitutionnel européen, loin d’y porter remède, renforce le règne des règles et les possibilités de blocage des petits États.
Source: Revue économique
Author: Jacques Le Cacheux
Language: French
Subfield: Finance
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1600154845
