Year: 2001
Type: article
Abstract: A la différence des Etats-Unis, en France rares sont les anthropologues qui prennent en compte les phénomènes désignés sous le terme doxique de mondialisation : ceux-ci sont refoulés à la marge des thématiques anthropologiques classiques -parenté, religion, logiques symboliques, mythes, rites, identité, etc. -qui paraissent aux chercheurs difficiles à relier aux transformations économiques actuelles.Dans la foulée des économistes, les sociologues tentent peu à peu d'élaborer des réflexions intégrant la dite mondialisation 1 , non seulement sur des objets comme le travail -dont les rapports avec un marché mondial sont parmi les plus tangibles -mais aussi sur d'autres qui pourraient paraître plus éloignés comme le religieux 2 . 2Les politologues ont été les premiers à se saisir des bouleversements actuels portant sur les liens entre la globalisation et la nature de l'Etat, offrant des perspectives d'analyse générales dont l'intérêt dépasse largement leur champ initial (Badie, 1995(Badie, , 1999 ; ;Hibou, 1999 ;Colonomos, 1999).Dans ce contexte l'anthropologie paraît tendanciellement à l'écart de ces courants de pensée émergeants, position qui d'ailleurs peut s'interpréter de différentes façons : pureté disciplinaire ou crispation identitaire professionnelle, refus salutaire de céder à des modes éphémères ou relative difficulté à inscrire un terrain singulier et daté dans une conjoncture globale ?Quelques questions et orientations anthropologiques face à la mondialisation Journal des anthropologues, 84 | 2001
Source: Journal des anthropologues
DOI: 10.4000/jda.2577
Author: Monique Selim
Institution: Institut de Recherche pour le Développement
Language: French
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1601422165
