Year: 2009
Type: article
Abstract: Résumé— Reprenant le dossier, bien connu des américanistes, du système rituel et de la symbolique des Indiens Huichol du Mexique, l’auteur souligne une incohérence flagrante propre à la plupart des approches classiques, de type essentialiste: la marginalisation du bœuf, d’origine hispanique, par rapport aux trois autres espèces dites sacrées, d’origine autochtone, le cerf, le maïs et le peyotl, soit la « trilogie huichol » préconçue par la tradition ethnologique de cette aire culturelle. Or, en se fondant sur l’ethnographie de l’élevage bovin et de ses débouchés économiques et rituels – le « sacrifice », notamment, mais aussi le marché –, on voit que le bœuf est pleinement intégré dans un quadrant qui se définit par l’association de ses propriétés (telles que les conçoivent les indigènes) et de celles des trois espèces habituellement considérées comme emblématiques des Huichol. Au-delà des débats de spécialistes, l’étude présente un cas d’espèce des phénomènes de diffusion et de ré-appropriation des éléments de culture occidentale parmi les Indiens d’Amérique.
Source: L Homme
DOI: 10.4000/lhomme.22035
Author: Frédéric Saumade
Language: French
Subfield: Visual Arts and Performing Arts
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W1621693754
