Year: 2009
Type: article
Abstract: Résumé La colonisation belge est souvent qualifiée de ségrégationniste et de paternaliste. L’examen de l’application de la législation spécifique aux populations colonisées du Ruanda-Urundi permet de questionner ces affirmations pendant l’entre-deux-guerres. En effet, les populations des territoires sous mandat de la région des Grands Lacs étaient soumises à une réglementation abondante mais réservée aux autochtones. Celle-ci couvrait de nombreux champs de la vie quotidienne et des relations entre Blancs et Noirs. Les condamnations prononcées contre les Rwandais et les Burundais témoignent d’un projet colonial oscillant entre le souci de protéger des populations considérées comme incapables de s’assumer elles-mêmes et celui de maintenir une distance entre colonisateurs et colonisés. Ces « infractions spéciales », criminalisant des faits nouveaux, ont contribué à mettre l’ordre colonial en place et à instaurer un quadrillage pointilleux des Africains.
Source: Afrique & histoire
Author: Anne Cornet
Language: French
Subfield: Anthropology
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1760041826
