Year: 2013
Type: dissertation
Abstract: Etant donnée la capacité limitée de la majorité des pays en développement à mobiliser des ressources domestiques suffisantes notamment à travers la taxation, le financement extérieur du développement s’est avéré essentiel pour soutenir des programmes d’investissement publics visant à construire un capital public dans les infrastructures, la santé ou l’éducation. Ainsi, au nom du développement, les gouvernements, les institutions internationales et les citoyens des pays industrialisés se sont accordés sur le fait qu’un transfert de capitaux vers les pays en développement serait nécessaire pour les aider à financer leur développement. Les principaux flux extérieurs de capitaux pour le financement du développement sont composés de l’aide au développement, des investissements directs étrangers et des transferts de migrants (travailleurs étrangers) vers leur pays d’origine. L’impact macroéconomique de ces flux extérieurs de capitaux pour le développement est un sujet de controverse entre les économistes. L’espoir et la frustration, entourant ces flux de financement du développement étant donné leur importance en termes de croissance et de réduction de la pauvreté, ont généré une importante littérature en sciences économiques avec des recommandations de politiques économiques opposées. De manière générale, cette thèse porte sur l’efficacité de l’aide et des autres flux extérieurs de capitaux à promouvoir le développement dans les pays du SUD. Nous proposons dans cette optique une vision transversale de la question d’efficacité du financement extérieur du développement en regroupant au sein d’une même analyse les trois acteurs principaux liés à ce débat : Les pays récipiendaires, les pays donateurs et l’architecture de l’aide, et les économistes - responsables des recommandations de politiques auprès des décideurs.La première partie de cette thèse emploie la méta-analyse pour effectuer une « autopsie » du processus de recherche en analysant les études empiriques effectuées sur l’efficacité des flux externes de capitaux pour le financement du développement, afin de mettre en évidence les limites à l’origine de l’hétérogénéité des résultats obtenus par les économistes et donc les insuffisances des recommandations de politiques économiques issues de leurs travaux.La deuxième partie s’intéresse à l’influence des pays émergents dans l’architecture de l’aide au développement et leur incidence sur la qualité de l’allocation de l’aide et le comportement budgétaire des pays à faibles revenus recevant cette aide. Enfin dans la troisième partie de notre analyse nous présentons de nouvelles évidences empiriques sur l’impact des flux capitaux extérieurs et autres mesures pour le développement. Nous nous attaquons ici à l’une des difficultés majeures des actions en faveur du développement : L’évaluation d’impact des programmes et politiques mis en place. Nous proposons dans ce cadre une méthodologie d’évaluation d’impact macroéconomique que nous appliquons à l’initiative « Pays Moins Avancés » dont nous mesurons l’incidence sur la croissance et la vulnérabilité macroéconomique des pays ayant bénéficié de ce programme sur les trente dernières années.Cette coupe transversale de l’efficacité du financement du développement permet d’aborder cette problématique sous une perspective unique et intuitive.
Source: HAL
Author: Kilama, Eric Gabin
Language: English
Subfield: Development
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: green
OpenAlex ID: W179078794
