Year: 2008
Type: article
Abstract: Cet article présente l’hypothèse selon laquelle c’est le rapport au travail, et non le travail lui-même, qui est potentiellement subversif, voire émancipateur pour les femmes. Il montre tout d’abord la congruence théorique de cette hypothèse avec l’épistémologie féministe. Puis, pour la tester empiriquement, les autrices examinent le rapport paradoxal que nombre de femmes entretiennent avec le travail salarié et montrent que, pour comprendre ce paradoxe, il faut revenir à une définition féministe du travail et en particulier à la remise en cause de la séparation entre travail professionnel et travail domestique. Finalement, les autrices tentent de donner des éléments permettant de penser la transformation de ce potentiel subversif en des pratiques collectives émancipatoires. Et elles insistent sur la nécessité pour le mouvement féministe de replacer le travail domestique au centre de sa réflexion sur le travail et l’émancipation des femmes.
Source: Nouvelles Questions Féministes
DOI: 10.3917/nqf.272.0067
Authors: Elsa Galerand, Danièle Kergoat
Institution: Centre National de la Recherche Scientifique
Language: French
Subfield: Safety Research
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1794440459
