Year: 2009
Type: article
Abstract: L 'AMÉRICAIN Truman Michelson (1879-1938) disposait déjà d'une solide compétence en philologie indo-européenne, acquise à Harvard, lorsqu'il s'initia à la linguistique amérindienne sous la direction de Franz Boas entre 1909 et 1910.Employé dès l'année suivante au Bureau of American Ethnology, il se consacra d'abord à l'édition des riches manuscrits laissés par William Jones, décédé dans les îles Philippines en 1909, qui, possédant « un quart de sang fox », avait réappris la langue de ce peuple afin d'en collecter les traditions orales.Boas considérait ses ouvrages comme « le premier corpus important de folklore algonquien publié en langue vernaculaire sous une forme fiable et précise », « probablement parmi les meilleurs textes d'Amérique du Nord jamais publiés » 1 .William Jones avait également recueilli de nombreux récits kickapoo et ojibwa que Michelson fut chargé de publier.Ses premiers travaux s'appuyèrent ainsi d'emblée sur la médiation de transcriptions textuelles de traditions orales.Truman Michelson devint par la suite le spécialiste incontesté des langues algonquiennes au Bureau of American Ethnology : responsable de la première classification scientifique de ce groupe de langues, ses positions sur la typologie linguistique le rangeaient parmi les conservateurs, aux côtés de Boas, même s'il accepta plutôt rapidement la famille na-déné proposée par Edward Sapir.Il publia beaucoup mais sous des formes qui aujourd'hui paraissent particulièrement originales.Sa bibliographie est en effet composée de deux grands types de À PROPOS
Source: L Homme
DOI: 10.4000/lhomme.22163
Author: Pierre Déléage
Language: French
Subfield: Language and Linguistics
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W1846157182
