Year: 2014
Type: article
Abstract: Il s’agit de penser l’histoire du féminisme en tant que mouvement social, culturel et politique, du point de vue de l’ethnologie. Ses avancées au cours du xxe siècle sont exceptionnelles, liées aux progrès général de la démocratisation des sociétés et à l’émergence d’une classe moyenne relativement aisée consommatrice de biens et d’échanges de communications. Petit à petit, les libertés des femmes se sont accrues dans tous les domaines : voter, travailler, hériter, entrer en politique, dans une carrière sportive ou dans l’armée, avoir accès aux savoirs, à la maîtrise de ses choix sexuels, conjugaux et à celle de sa fécondité. Dans le même temps, les productions d’images collectives mettent en scène le corps féminin comme l’un de ses objets privilégiés, tant dans les publicités que dans les productions culturelles de grande consommation. Quant au droit, elle est de plus en plus « comme » lui ; quand aux images, les figures de la féminité les plus stéréotypées triomphent sur les écrans hantés par la présence permanente de la Belle Femme, dans la publicité par exemple. Pour l’ethnologue, la question du féminisme ne peut éluder celle du féminin.
Source: Hermès
Author: Véronique Nahoum-Grappe
Language: French
Topic: Gender and Feminist Studies
Subfield: Gender Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1882863028
