Year: 2015
Type: article
Abstract: L’oralité est co(n)textuelle et a pu varier selon son domaine d’emploi : ou bien, au début du xxe siècle, le dialogue seul, ce qui la faisait percevoir comme langage populaire, par opposition au langage littéraire de règle dans la narration, ou bien le dialogue et la narration. Les figures de l’oralité dans le roman sont d’une part des figures, morphologiques et syntaxiques, qui se caractérisent d’emblée comme orales, d’autre part des figures, les tropes notamment, dont l’oralité tient au cotexte. L’oralité, ce sont aussi les voix diverses qui s’expriment à travers les figures. Le langage perçu comme populaire tient pour l’essentiel à des figures morphologiques dont l’emploi est codifié et dont la fonction est sociologique et diégétique. L’extension de l’oralité n’a pas entrainé l’uniformisation que l’on pourrait attendre entre narration et dialogue. Dans le roman contemporain, l’oralité tient surtout à des figures de construction et acquiert une fonction stylistique de nature oxymorique qui conserve au langage de la narration la prééminence sur celui des dialogues. Toutefois, l’oralité, de code « populaire » qu’elle était dans le dialogue n’est-elle pas devenue code « littéraire » dans la narration, où, d’un roman à l’autre, elle semble fondée sur quelques mêmes figures ?
Source: Pratiques
Author: Catherine Rouayrenc
Institution: Université Toulouse - Jean Jaurès
Language: French
Subfield: Literature and Literary Theory
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1883504651
