Year: 2007
Type: article
Abstract: RésuméDans trois contextes différents, une forme de filiation structurellement identique fut mise en œuvre : l’Occident médiéval avec le principe selon lequel « le pire l’emporte », l’Espagne moderne avec la limpieza de sangre et les États-Unis du xxe siècle avec la one-drop rule pratiquèrent l’« hypodescendance », c’est-à-dire l’assignation des enfants d’une union mixte au groupe infé-rieur. Ce système original, opposé à la filiation unilinéaire et refusant toute identité complexe telle que le métissage en propose, opère un classement différent de celui proposé par les théories racistes du xxe siècle. Si ces cas d’hypodescendance (plus fréquents que ceux d’hyperdescendance) diffèrent entre eux par leur finalité et leur lien avec l’identité, ils traduisent tous le même besoin de classer et la même angoisse face à la propagation du « mal ». Enfin, s’il n’y a guère de continuité entre eux, on observe qu’ils appartiennent tous à l’histoire de pays ou de régions du monde en plein essor et confrontés à l’altérité et au changement.
Source: L Homme
DOI: 10.4000/lhomme.29417
Author: Pierre Savy
Language: French
Topic: Race, Genetics, and Society
Subfield: Genetics
Domain: Life Sciences
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W1907297168
