Year: 2005
Type: article
Abstract: Résumé À partir de récits de vie et d’entretiens téléphoniques, l’étude s’intéresse aux trajectoires, sur vingt ans, d’ouvrières et d’ouvriers licencié(e)s pour raison économique au début des années 1980 à Schirmeck, petite bourgade située à 45 kilomètres de Strasbourg. Pour une majorité de femmes, il y a déstabilisation professionnelle sur une longue durée. Les itinéraires instables sont nombreux. Les retraits de la vie active, définitifs pour les plus âgées, temporaires pour les mères d’enfants en bas âge, sont la règle. Si, dans un contexte économique dégradé, les caractéristiques sociodémographiques pèsent sur le retour à l’activité rémunérée, elles ne sont pas non plus sans influence sur « le choix » des nouveaux emplois qui doit peu aux compétences techniques. En revanche, parce que la conjoncture économique leur est moins défavorable, parce qu’ils sont peu soumis aux contraintes de la vie privée, les hommes suivent des trajectoires déterminées principalement par des logiques professionnelles. Cependant, le niveau de salaire est souvent remis en cause. La recherche d’une meilleure rémunération génère alors une mobilité inter-entreprises qui, chez les femmes, est davantage conséquence de la précarité de l’emploi.
Source: Revue économique
Author: Christian Trotzier
Language: French
Subfield: Safety Research
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1916680239
