Year: 2008
Type: article
Abstract: Résumé Rarement étudiée – et encore moins dans une perspective de genre –, la copie de tableaux s’apparente, à première vue, au travail dévalorisé de peintres débutants, amateurs ou ratés. Elle demeure pourtant, au XIX e siècle, une activité largement pratiquée par des peintres (hommes, mais aussi, pour une grande part, femmes) qui ne correspondent guère à cette idée du copiste « par défaut ». Activité d’autant plus centrale dans les stratégies de carrière qu’elle est alors extrêmement valorisée par le pouvoir politique, la copie reste, pour les peintres des deux sexes, une triple ressource : un revenu non négligeable, un moyen de pénétrer le monde de l’art et une source de légitimité dans les genres picturaux les plus prestigieux. Enfin, en comparant la situation des copistes femmes et hommes sous la Monarchie de Juillet, on s’aperçoit que la copie s’impose alors comme un espace professionnel original, marqué – contre toute attente – par une relative égalité entre les sexes.
Source: Travail genre et sociétés
DOI: 10.3917/tgs.019.0023
Author: Séverine Sofio
Language: French
Subfield: Museology
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1930104671
