Year: 2010
Type: article
Abstract: La littérature scientifique dédiée à l’ornement architectural des xve-xixe siècles a été profondément conditionnée par le positionnement des architectes vis-à-vis de la question. Là où les historiens de l’art du xixe siècle, contemporains du paroxysme de l’intérêt pour l’ornement, se sont employés avec enthousiasme à traiter de ce sujet, les générations postérieures l’ont relégué en marge voire ignoré, laissant à des spécialistes issus d’autres disciplines – la littérature, la philosophie, les gender studies, etc. – le soin d’assurer la continuité et le renouvellement de la recherche sur l’ornement. Au miroir de la succession du modernisme, du postmodernisme et du néomodernisme en architecture, la réception de l’ornement dans les écrits historiographiques a, elle aussi, suivi une courbe sinusoïdale, connaissant des hauts et des bas jusqu’à atteindre tout récemment un pic d’intérêt significatif. En dépit de ce renversement de tendance, qui s’intègre de diverses manières dans des discussions sur les arts décoratifs et sur les ordres, et qui se voit également affecté par la réévaluation continue des dichotomies existant entre art septentrional et art méridional, Renaissance et Maniérisme, et Baroque et Rococo, les études sur l’ornement se sont déplacées, le plus souvent, en territoire digressif, laissant ainsi des brèches qui pourront être comblées par des recherches futures dans le domaine.
Source: Perspective
Author: Alina Payne
Institution: Institut national d'histoire de l'art
Language: French
Subfield: Visual Arts and Performing Arts
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1945679145
