Marie-Soleil Frère. Élections et médias en Afrique centrale. Voie des urnes, voix de la paix ?
Year: 2011
Type: article
Abstract: L'Afrique, la mondialisation et le ballon rond 1 » La fuite des crampons africains favorisée par les accords européens !Les footballeurs professionnels africains évoluent en quantité dans les grands championnats européens.Ces footballeurs venus d'Afrique sont concernés par l'application du droit de l'Union européenne même si, a priori, l'idée paraît étrange.Par principe, ils ne sont pas concernés par les dispositions du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne dont l'article 45 qui pose le principe de la libre circulation des travailleurs communautaires, à moins de posséder la nationalité d'un État communautaire.Ces joueurs bénéficient néanmoins des dispositions des accords européens signés directement par l'Union européenne avec des États tiers, c'està-dire non membres de l'Union européenne.« L'Union s'efforce de développer des relations et de construire des partenariats avec les pays tiers et avec les organisations internationales », précise l'article 21 du traité sur l'Union européenne.Ces accords revêtent une force juridique incontestable.« Les accords conclus par l'Union lient les institutions de l'Union et les États membres », édicte l'article 216 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.Les footballeurs africains doivent profiter dans les États de l'Union européenne du principe d'interdiction de la discrimination en raison de la nationalité en ce qui concerne les conditions de travail, principe posé par les accords européens signés par l'Union européenne.Sont concernés les accords européens de coopération signés par l'Union européenne avec les États du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) et, également, l'accord de partenariat de Cotonou signé par l'Union européenne avec les États de la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique 2 .Par exemple, l'accord de Cotonou, faisant suite aux conventions de Lomé, est clair.Son article 13 intitulé « Migrations » dispose : « 3. Chaque État membre accorde aux travailleurs ressortissant d'un pays ACP exerçant légalement une activité sur son territoire, un traitement caractérisé par l'absence de toute discrimination fondée sur la nationalité par rapport à ses propres ressortissants, en ce qui concerne les conditions de travail, de rémunération et de licenciement.» L'accord contient également une clause de réciprocité : « Chaque État ACP accorde, en outre, à cet égard un traitement non discriminatoire De Boeck Supérieur | Téléchargé le 19/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP
Source: Afrique contemporaine
Author: Étienne Damome
Language: French
Subfield: Sociology and Political Science
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1977994762
