Year: 2008
Type: article
Abstract: Résumé Les expérimentations parisiennes en matière de logement populaire collectif, au cours de la seconde moitié du siècle, doivent être envisagées dans un contexte immobilier particulier. Contrairement à ce qui se passe ailleurs en France, un marché de « petits logements », comme on les appelait à l’époque, pour ouvriers ou classes populaires, reste relativement important jusqu’à la fin du siècle. Aussi, le modèle de l’habitat collectif parisien s’impose-t-il et la concurrence établie avec le logement qui existe pèse sur les types de constructions nouvelles. Aux cités ouvrières « fermées » comme la Cité Napoléon ou plus ou moins « ouvertes » comme les cités de Madre, sont préférées des constructions de maisons collectives ou d’immeubles alignés en bordure de rue, très proches des immeubles de rapport qui se multiplient de façon contemporaine. Ainsi, les expérimentations, telles qu’elles sont présentées aux expositions universelles ou construites dans Paris dans les années 1880-1890 comme habitation à bon marché, concourent-elles à alimenter l’un des mythes de l’habitat collectif, retrouver « l’ancienne maison, partie bourgeoise, partie ouvrière » (Détain, RGA , 1866) à l’image de l’immeuble traditionnel de Paris.
Source: Revue du Nord
DOI: 10.3917/rdn.374.0077
Author: Florence Bourillon
Language: French
Subfield: History
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W1980890712
