Year: 1999
Type: article
Abstract: Quelle que soit la puissance d'intuition a l'origine du couple acte/ puissance, son fonctionnement, tel qu' Aristote l'aura modelise, apparait a maints egards aporetique, incapable surtout de rendre compte de la question meme pour laquelle Aristote l'avait forge: Ie mouvement.Giovanni Gentile I reprochera en particulier a Aristote, dans L 'Esprit, acte pur, de manquer totalement la question du processus d'actuation, c'est-a-dire de l'essence du mouvement « en-train-de-se-faire s : «La puissance, la matiere, ecrit-il, c'est du pas encore, tandis que la forme et l'acte c'est du deja fait, du deja epuise';» Bref, dans l'un et l'autre cas, du non-etre, «De sorte, precise Gentile, qu'en analysant l'individu, on se trouvera inevitablement devant les deux elements qui Ie constituent, sans pouvoir en saisir Ie rapport qui est precisement Ie processus d'actuation de l'individu.» Cette aporie, loin d'invalider ces notions d'acte et de puissance, va les porter au premier plan et susciter de nouvelles configurations bien plus vastes et complexes pour rendre raison de l' dpxiJ xiveoeox: Ces nouvelles configurations brisent l'equilibre qu' Aristote tentait de maintenir entre les deux termes, et reconstituent leur dispositif en privilegiant tantot la puissance, selon la doctrine de la toute-puissance', tantot l'acte, selon la doctrine de l'acte pur",
Source: Revue de Synthèse
DOI: 10.1007/bf03182076
Author: Charles Alunni et Pierre Caye
Language: French
Subfield: Philosophy
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2000212833
