Year: 2006
Type: article
Abstract: Nous essayons dans cette contribution, de poser quelques questions, à partir d’observations réalisées, tant dans la recherche, qu’en tant que formateurs. Nous partons du constat selon lequel les travailleurs sociaux (dont nous étendons la notion, par-delà les diplômés du social, aux métiers qui s’occupent des personnes en difficultés d’insertion) ne sont pas supposés discriminer, puisqu’ils s’occupent de fait des plus exclus. Pourtant, si l’on reconsidère la notion de discrimination par-delà les critères imposés par la loi européenne, (sur le sexe, le handicap, et/ou le rapport supposé ou réel aux origines), en l’étendant à la notion de discrimination de classe, on peut supposer que les intervenants du secteur social, s’ils appliquent sans discernement les lois et règlements qui confinent les plus pauvres dans la certitude qu’ils sont responsables de leur propre situation d’exclusion, tout en prétextant leur insertion socio-professionnelle, qu’ils procèdent de fait à un système complexe de discrimination indirecte.
Source: Vie sociale
Authors: Marie-Hélène Wojcik, Marie Lambert, Vincent Ferry
Language: French
Topic: Social Sciences and Policies
Subfield: General Social Sciences
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2007066900
