Year: 2005
Type: article
Abstract: Résumé Avec Freud, la bisexualité psychique ne semble pas avoir atteint le statut d’autonomie épistémologique face à la bisexualité biologique. Tenter de s’extraire du fourvoiement biologisant freudien (Laplanche, 1999a) en abordant le masculin sous l’angle du genre, telle est l’ambition de cet article. Ce dernier, axé autour de la contribution majeure de Jean Laplanche (2003) introduite par Christophe Dejours (2003), et tout en identifiant l’écart pris avec Freud, met en perspective la pensée novatrice de ces auteurs avec celle de Stoller et de Greenson, puis avec celle des féministes et des théoricien(ne)s Queer qui visent à contourner le monisme sexuel phallique. Il tente de démontrer que le déplacement de l’identité sexuelle à l’identité de genre, opéré par Laplanche, révolutionne la théorie psychanalytique de la différence des sexes et s’écarte de la perspective sociologique. Car si la théorie de la séduction généralisée de Laplanche (1987) convoque le primat de l’autre dans la simultanéité, il n’en demeure pas moins que la traduction des messages ambigus d’assignation de genre de l’environnement adulte proximal ressortit in fine à l’enfant herméneute.
DOI: 10.3917/pcp.011.0009
Author: Damien Trapin
Language: French
Subfield: Cultural Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2007492027
