Year: 2005
Type: article
Abstract: L'adolescence enjoint le corps et l'âme de se réunir.L'enjeu est celui de la sexualité adulte, qui suppose une réunion entre le courant de la sensualité et celui de la tendresse.La sensualité seule, ce serait le corps livré à lui-même, dans tous ses états et sans état d'âme.Une tendresse privée de sensualité frapperait de nullité le jeu des corps et leur embrasement dans la jouissance de l'orgasme.L'intérêt supposé de cette dernière solution -protéger l'objet contre les conséquences d'un possible déchaînement (mais ne serait-ce pas surtout un moi fragile qu'il conviendrait de préserver ?) -a pour effet paradoxal de laisser le même champ libre à la destructivité que la solution précédente, qui s'impose pourtant au mépris de l'objet.L'affirmation de Freud que seule la réunion du courant sensuel et du courant tendre « assure un comportement amoureux pleinement normal » 1 laisse bien des questions ouvertes.Le modèle est pourtant clair : « [Les] fixations tendres de l'enfant se poursuivent durant l'enfance et ne cessent d'emmener avec elles un érotisme qui par là est dévié de ses buts sexuels.À l'âge de la puberté s'adjoint alors le puissant courant " sensuel " qui ne méconnaît plus ses buts.[…] mais comme il se heurte là aux obstacles de la barrière de l'inceste érigés entre temps, il manifestera la tendance à trouver le plus tôt possible le passage de ces objets inappropriés dans le LE CORPS ET L'ÂME
Source: Adolescence
DOI: 10.3917/ado.052.0353
Institution: University Hospital of Geneva
Language: French
Topic: Psychology and Mental Health
Subfield: Clinical Psychology
Field: Psychology
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2014677439
