Year: 2013
Type: article
Abstract: Systématique et systémique, la leçon des muséums. L'histoire des sciences, écrit Latour, est jalonnée par l'invention de dispositifs qui mobilisent les objets de connaissance. « Il faut pouvoir transporter des états quelconques du monde en quelques lieux… qu'il s'agisse des animaux du crétacé ou des gènes d'E. Coli ; tous doivent être rassemblés quelque part et se mettre en chemin pour ce recensement universel ». Et comme « la plupart des mobilisations entraîne une déformation », il faut ruser « pour fixer immuablement les formes » (Latour, 1985, p. 21). Les cabinets de curiosité à partir de la Renaissance, mais surtout les musées à partir du XIX e vont oeuvrer dans cette perspective en constituant et en conservant d'immenses collections d'animaux, de plantes et de minéraux, jusqu'à devenir la clef du progrès scientifique dans les domaines où ils font autorité, notamment dans l'histoire naturelle, la science reine de l'époque ; car après avoir exploré et cartographié la planète, il faut maintenant s'intéresser à la diversité des formes de vie qui la peuplent.
Source: Hermès
DOI: 10.4267/2042/51555
Author: Paul Rasse
Language: French
Subfield: Museology
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: green
OpenAlex ID: W2017792831
