Year: 2002
Type: article
Abstract: Résumé C’est par l’invocation de la liberté que commencent les dix Paroles. Créée par Dieu, elle oblige quiconque entreprend de la comprendre dans ses dénominations originelles, c’est-à-dire en langues hébraïque et araméenne, à la dissocier de ses avatars théocratiques. La liberté gagnée contre l’esclavagisme pharaonique est gage de l’acceptation plénière de la Loi sinaïtique, de la Thora, par un peuple annonciateur, qui sait ce que veut dire « être étranger en pays d’Égypte, en maison d’esclavage ». En retour, la Thora, selon ses injonctions ou mitsvot, homologues à la structuration du corps vivant, lui donne assises et étayages, juridiques et sociaux. La liberté, au sens biblique, n’est donc ni « ancienne » ni « moderne ». Elle qualifie et valide tout régime politique qui se prétend démocratique. Elle vérifie programmes affichés et déclarations d’intentions par l’analyse des comportements, selon qu’ils interdisent la liberté d’autrui ou qu’ils la garantissent. C’est pourquoi, si le droit hébraïque positif la conduit, elle mène à la justice économique, telle qu’elle est mise en œuvre par la société shabbatique, celle où l’humain commence à échapper réellement au règne de la fatalité.
Source: Raisons politiques
DOI: 10.3917/rai.008.0061
Author: Raphaël Draï
Language: French
Subfield: Religious studies
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2023389671
