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Quand je est l’autre

Year: 2000
Type: article
Abstract: © École des hautes études en sciences socialesLa "possession" au Japon et la définition contemporaine du "chamanisme"Pour situer brièvement les spécialistes religieux dont il est question ici, on dira tout d'abord qu'il s'agit de femmes et d'hommes qui reconnaissent vénérer une divinité protectrice leur étant personnellement attachée et qui accomplissent des rituels de possession oraculaire, à la demande, pour des consultants ou des fidèles.Ce type de spécialiste religieux, qui englobe plusieurs sous-types différenciés, a reçu au Japon selon les lieux et les époques quantité de dénominations différentes.Les recherches japonaises sur le sujet, qui ont commencé au début du siècle, ont d'abord favorisé une approche fonctionnaliste et historicisante, qui tentait de reconstituer les diverses lignées ou traditions des multiples types recensés par les ethnofolkloristes dans tout le Japon.Puis, à partir des années 60, sous l'influence des travaux de Mircea Eliade, les chercheurs se sont efforcés de montrer en quoi ces spécialistes japonais de l'oracle, bien que leur ritualité ait pour dominante la « possession », entraient tous dans la catégorie des « chamanes » 3 .Ce terme fut alors choisi comme appellation scientifique générique pour les désigner, à la fois dans les études japonaises et non japonaises.Néanmoins, il est nécessaire de préciser que, parallèlement à l'utilisation du mot chamane par les chercheurs japonais contemporains, dans les milieux où ces 208 Anne Bouchy 2. Secte dont les principaux dirigeants et le chef, Asahara Shôkô, ont été arrêtés et condamnés après avoir été reconnus comme les auteurs de l'attentat au gaz sarin qui fit des morts et de nombreux blessés dans le métro de Tôkyô en 1995.Les investigations policières qui suivirent révélèrent les multiples actes criminels, exactions financières et manipulations psychologiques auxquels le chef et les responsables de la secte s'étaient livrés auprès de leurs adeptes, ainsi que les agissements meurtriers dont ils s'étaient rendus coupables contre leurs opposants.3. En japonais : shaman ou shâman, translittération du terme « shaman » utilisé dans les recherches occidentales.
Source: L Homme
Author: Anne Bouchy
Language: French
Open Access status: hybrid
OpenAlex ID: W2036397757
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