Year: 2003
Type: article
Abstract: Résumé L’irruption des guerres, annoncées de longue date ou soudaines, leur déroulement, l’explication des causes, le compte des forces en présence, leurs conclusions, définitives ou provisoires, font l’objet de déclarations, d’enquêtes, d’analyses médiatisées. Puis, plus ou moins vite, laissant la place à d’autres, elles disparaissent de l’actualité du monde, semblent se refermer sur un espace et un temps propres, et sont laissées aux recherches des historiens. Pourtant, la fin d’un conflit, guerre internationale ou guerre civile, pour peu qu’elle puisse être clairement établie, amène rarement le retour à un ordre antérieur. Le plus souvent, les situations de guerre, ou du moins leurs effets, se pérennisent : prolongements de la violence sous d’autres formes, mouvements de population, recompositions sociales, constructions identitaires nouvelles, mutations culturelles... Quand même la guerre n’est plus actuelle au regard d’un certain ordre international, les sociétés continuent de la vivre dans leur être social, dans leurs corps, dans leur mémoire.
Source: Autrepart
Author: Yves Goudineau
Language: French
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2040077070
