Year: 2007
Type: article
Abstract: Résumé Très répandue dans l’Antiquité, la pratique de l’incubation – endormissement dans un lieu sacré entraînant éventuellement une guérison – est attestée dans l’hagiographie médiévale qui, cependant, donne peu de détails sur la manière d’obtenir un songe réparateur. À côté de la guérison, dont on possède quelques exemples, se développe, à partir du xii e siècle, une magie savante dont l’objectif est, à travers le rêve, de procurer soit une connaissance, soit une solution à un problème. La magie démoniaque ou « nigromancie » implique des rites compliqués dont le rêve n’est qu’une partie. La magie angélique donne davantage d’importance à la phase nocturne ; elle comporte elle aussi une longue préparation matérielle et spirituelle qui, par la prière ou le passage dans une église, garantit le caractère orthodoxe de l’opération. Les textes qui décrivent ces rituels sont tardifs, on peut supposer, sans en être certain, qu’ils éclairent la manière dont se déroulait l’incubation telle que la rapporte l’hagiographie.
Source: Sociétés & Représentations
DOI: 10.3917/sr.023.0083
Author: Julien Véronèse
Institutions: Université d'Orléans, Université Paris Nanterre
Language: French
Subfield: Archeology
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2045867285
