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La place du marché romanesque : le ducharmien

Year: 1992
Type: article
Abstract: Parce qu'on ne peut pas appeler un chat un chat, ils l'ont appelé Hautbois, d'après le son de sa voix."Tu te fatigues jamais de m'entendre geindre?-C'est de la musique."Je le dis comme je le pense.Je savoure sa voix d'enfant, ses retours d'accent, ses intonations de petite séfarade aux allumettes.Réjean Ducharme, Dévadé.Depuis ses origines, la littérature québécoise est traversée et hantée par une problématique de la langue qui dépasse les seuls enjeux lexicaux et met en cause son propre statut ainsi que la nature de son fonctionnement.En effet, depuis que celle-ci existe ou s'interroge sur son existence même, critiques aussi bien qu'écrivains entretiennent un métadiscours sur la langue.Des oscillations de ce discours dépend en grande partie révolution de cette littérature.La question n'a cessé d'apparaître, au cours des époques, comme le lieu de convergence de plusieurs thématiques, comme un catalyseur de discours littéraires et comme la mise en scène et en mots de positions idéologiques spécifiques.L'interrogation sur la langue d'écriture, notamment, toujours doublée d'un commentaire plus global sur le statut de la langue ou d'un diagnostic sur l'état de la langue parlée, est l'histoire d'une suite de déplacements qui conditionnent ou modifient les grandes options de cette Études françaises, 28, 2/3, 1992-1993
Author: Lise Gauvin
Language: French
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2051315428
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