Year: 2012
Type: article
Abstract: Résumé Au-delà du discours vantant « l’exception marocaine », un large mouvement de protestation s’est développé dès le mois de février 2011 dans l’ensemble du pays. Loin d’être le produit d’un effet domino, le Mouvement du 20 février est notamment tributaire d’un processus d’attribution de similarité, de la réactivation de relais organisationnels et de réseaux plus ou moins dormants. Une large coalition s’est constituée au sein d’un champ d’alliance et d’opposition à la jonction entre scène politique instituée et espace protestataire, par-delà les clivages entre réseaux de gauche et islamistes. Dans un jeu d’échelles entre le local, le national, le régional et l’international, un faisceau d’actions, d’interactions et d’événements a contribué autant à l’enracinement de la coalition qu’à sa désagrégation.
DOI: 10.3917/rfsp.625.867
Authors: Mounia Bennani-Chraïbi, Mohamed Jeghllaly
Institutions: University of Lausanne, University of Hassan II Casablanca
Language: French
Topic: Political and Social Issues
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2061532989
