Year: 2006
Type: article
Abstract: La formation sacerdotale dans l'Église catholique en France au XIXe siècle s'appuie sur un environnement matériel, une structuration du temps et de l'espace, une vie collectivisée dans les séminaires. Elle fait incorporer des habitudes constituant une habitude, le tropos sacerdotal, qui est l'être propre du prêtre. Elle donne ainsi une identité à un clergé d'origine rurale et paysanne, et assure une forme d'ascension sociale par l'acquisition d'une civilisation des mœurs pratiquée par les élites. Ce modèle est remis en cause à partir des années 1860-1880, notamment dans les congrégations. Le prêtre doit en effet s'inscrire dans une société suscitant des habitudes quotidiennes inédites, pour lesquelles il n'est pas de modèle. De plus, le « mouvement catholique » suppose une proximité plus grande avec les habitudes communes, afin d'agir efficacement. L'identité sacerdotale est ainsi bouleversée à la fin du XIXe siècle, alors que surgit la laïcisation républicaine et la crise moderniste.
DOI: 10.4000/assr.3333
Author: Paul Airiau
Institution: École des hautes études en sciences sociales
Language: French
Subfield: History
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W2065927692
