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Islamité : émotion et croyance

Year: 2011
Type: article
Abstract: Pour pouvoir montrer le rôle positif de l'émotion dans l'agir révolutionnaire, celui qui réoriente le mode de vie dans une direction radicalement nouvelle, il faut entreprendre ce qu'on peut appeler « une phénoménologie de l'affectivité ».Rappelons que, dans le sens le plus courant, l'émotion est tenue pour un simple désordre de la conduite, elle est un phénomène tout simplement subi, ce qui témoigne de la passivité de la conscience.Ce désordre peut aller loin et provoquer une situation chaotique, violente et parfois incontrôlable.Sans nier ce côté négatif, il est possible de la considérer à l'instar de Sartre comme un acte et non un déterminisme.C'est une manière qu'utilise la conscience en face du monde ; cette conscience n'est pas affectée d'émotions.C'est une certaine appréhension du monde, différente d'un cas à l'autre.L'essentiel, c'est qu'on a rapport au monde et non à une pure intériorité.Cependant l'émotion reste un vécu de la conscience spontanée en face du monde.C'est une « conscience captive ».Elle vit son monde comme un monde magique.Il s'agit d'une sorte de chute brusque de la conscience dans le magique, avec ce qu'elle comporte comme « assujettissement » et envoûtement.Il y a là une certaine volonté de transformation du monde, mais en l'absence de procédés matériels effectifs.Comme la magie implique la croyance, l'émotion, elle aussi implique la croyance.Penser la croyance aujourd'hui c'est avant tout produire un sens, chercher une présence et affirmer une idée de soi.C'est déployer, avec les ressources conceptuelles propres à la philosophie, trois questions fondamentales, dont l'articulation donne à réfléchir notre présence : quelle est l'essence du phénomène croyance comme tel ?Que signifie le devenir de la croyance ?Quels sont les effets de la croyance ?
Source: Lignes
Author: Fathi Triki
Language: French
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2067754863
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