Year: 2005
Type: article
Abstract: …] me donnerais-je la peine de parler, si une lucarne s'ouvrait sur mon front, devant ma poitrine, en sorte que la personne à qui je veux énumérer une à une mes pensées, offrir un à un mes sentiments, pût toujours savoir longtemps à l'avance où j'allais en venir ?» GOETHE, Les Affinités électives, 1 re partie, chapitre 4 (traduit par Pierre du Colombier) Prêter l'oreilleComment entend-on ?La question paraît paradoxale : il semble tout simplement que les oreilles perçoivent des sons, et que ce processus de perception concerne l'acoustique -neuro-acoustique et psychoacoustique.Certes.Mais encore faut-il distinguer perception des phénomènes acoustiques et organisation de cette information acoustique en représentations sonores cohérentes et hiérarchisées : c'est ce que différencie l'anglais avec audition et hearing -en français, le couple entendre/écouter ou audition/écoute est impropre à rendre cette distinction, car il ne s'agit pas d'une différence d'attention, mais d'une différence entre processus physiologique, nerveux d'une part, et cognitif d'autre part.Or, c'est bien à la façon dont nous interprétons les données de notre perception que s'intéressent les sciences cognitives.Après s'être demandé comment on entend la musique (limitée ici à la musique occidentale), on se demandera pourquoi l'on a du mal à entendre la musique contemporaine savante, tout particulièrement la musique sérielle des années 1950.Un demi-siècle après la création du Marteau sans maître (1955) de Pierre Boulez (dont on fête cette année
Source: Labyrinthe
Author: Michel Gribenski
Language: French
Subfield: Cognitive Neuroscience
Field: Neuroscience
Domain: Life Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2070442857
