Year: 2014
Type: article
Abstract: Originaire de la culture vaudou , le Zombie devient à partir de la fin des années soixante un mythe occidental. Le mérite en revient à G.A. Romero qui réinvente un monstre en lui attribuant de fortes connotations socio-politiques et pour lequel l’espace est un élément fondamental. Le Zombie est avant tout une créature urbaine, et s’inscrit au sein des formes ambivalentes de l’urbanisation américaine. Il occupe à la fois les downtowns ainsi que le périurbain. Le corpus choisi, démontre une grande sensibilité dans le traitement de l’espace qui est toujours profondément nuancé (Romero se concentre sur les villes nord-américaines, Boyle sur l’Europe). L’espace des Zombies se caractérise aussi par deux éléments : la ségrégation et la fragmentation. Si les morts-vivants sont une masse homogène qui occupe la surface du territoire, les hommes au contraire perdent leur contrôle de l’espace : ils sont ségrégués dans leurs abris, mais surtout ils sont divisés et en conflit permanent entre eux. Urbaphobie, gated communities , fragmentation, ghettoïsation, disparition de l’espace public, conflits de différentes natures sont tous des éléments récurrents dans le corpus. On peut donc affirmer que les problématiques socio-spatiales sont une clé de lecture fondamentale pour le cinéma des Zombies.
Source: Annales de Géographie
DOI: 10.3917/ag.695.0706
Author: Alfonso Pinto
Language: French
Subfield: Cultural Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2077834331
