Year: 2004
Type: article
Abstract: Je gis Moi-même de boisSur l'herbe Qui me porte Comme si j'étais Un cercueil. Rose Ausländer, CercueilFaire le deuil de son enfant est un douloureux travail.Travail en est bien le mot, car il comporte des idées de tourment, de peine et de fatigue, de torture.De fait, le deuil nous tourmente, nous torture, nous chagrine.Le deuil nous travaille au corps et à l'âme : il nous met en souffrance.D'où l'importance des rites, rituels et célébrations pour faire avec pareille souffrance, car la mort de l'être cher nous laisse perclus de vive douleur.La mort d'un être cher, singulièrement celle de notre enfant, nous pétrifie de douleur.De quoi est faite la douleur du deuil qui nous taraude et fore en nous le trou de la douleur ?J'ai trop mal.J'ai si mal que j'en perds la parole.Je reste coi, interdit, sidéré, muet.La douleur prend toute la place.Sans bornes et sans mesure, elle supprime en moi les mots qui pourraient la dire.Atomisante.Énu-Un bébé meurt, des parents pleurent, douleur du deuil
Source: Spirale
DOI: 10.3917/spi.031.0089
Author: Joël Clerget
Language: French
Subfield: Clinical Psychology
Field: Psychology
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2079599568
