Year: 2012
Type: article
Abstract: Peut-on parler de « printemps birman » ?Comment parler de printemps birman ?Le pays, comme tous les pays tropicaux, ne connaît que deux saisons, la saison sèche et la saison des pluies !Un journal birman anglophone, le New Light of Myanmar, évoque bien dans ses colonnes « un printemps [arabe] peint dans le sang », mais cette description est contraire au projet pacifique des nouveaux dirigeants du Myanmar.Surtout, il est très difficile de comparer les pays arabes et asiatiques.Le pays regroupe officiellement 135 ethnies, qui ne relèvent pas d'un groupe ethnico-linguistique homogène (type « indo-européen »).Les choses seraient simples si chaque groupe avait l'exclusivité d'un territoire ; ce n'est pas le cas.Chaque territoire héberge, au-delà d'une ethnie majoritaire parfois, plusieurs minorités reconnues, même s'il ne fait que 10 km².Dès lors, la diffusion du concept de nation a créé une question ethnique d'autant plus sensible que les différentes communautés avaient, pendant la guerre, combattu dans des camps différents.Les Karens ont toujours appartenu au camp britannique, pas les Birmans.Il faut imaginer les combats dans les collines durant lesquels les différents groupes se sont massacrés.Dès l'indépendance [cf.encadré], proclamée en janvier 1948, les nationalistes birmans, intentionnellement, ne créent pas un État birman, qui serait membre de la fédération à égalité avec les autres États
Source: Revue Projet
DOI: 10.3917/pro.328.0080
Author: Marie-Sybille de Vienne
Language: French
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2086989099
