La Caisse des dépôts et le logement
Year: 2009
Type: article
Abstract: L’objectif de cet article est de rendre compte de la justification épistémologique de la proposition faite, dès 1958, par le biomathématicien Robert Rosen d’introduire le concept mathématique de « catégorie » et celui – corrélatif – d’« équivalence naturelle » dans la modélisation mathématique appliquée au vivant. Nos questions sont les suivantes : en quoi la notion mathématique de catégorie permet-elle, selon Rosen, de donner accès à des formalismes plus « naturels » pour la modélisation du vivant ? La naturalité de certaines équivalences (que la notion mathématique de catégorie sert justement à généraliser et à mettre en évidence) est-elle analogue à la naturalité des systèmes vivants ? Rosen semble faire fond sur cette dernière hypothèse, féconde, mais pourtant discutable.Cet article propose ensuite de mesurer l’évolution des arguments de Rosen à ce sujet, en particulier dans ses conséquences apparemment décisives pour la critique des modèles computationnels du vivant, modèles aujourd’hui en pleine expansion.
Source: Cairn.info
DOI: 10.3917/rhu.023.0007
Authors: Fourcaut, Annie, Voldman, Danièle
Language: French
Subfield: History and Philosophy of Science
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: green
OpenAlex ID: W2087130650
