Year: 2008
Type: article
Abstract: De son vivant comme après sa mort, Diderot a été accusé de manque de suite dans les idées. Jean-Claude Bourdin, refusant de lui accorder l’épithète de ‘sceptique’, a suggéré que l’insécurité et le questionnement ne seraient pas la marque de sa philosophie, qui est matérialiste, mais tiendraient à sa manière d’écrire. Pourtant ces caractéristiques portent également une signification philosophique parfaitement cohérente: le temps serait irréel, au sens philosophique; nous ne pourrions jamais justifier un propos sur le passé sans comprendre ce qui le justifie dans notre présent; quant à l’avenir, ce propos est perpétuellement incomplet. Dès lors, tout est toujours susceptible de corrections. Ainsi, le « scepticisme » de Diderot est à comprendre comme anti-réaliste, en s'appuyant sur les travaux de Dummett et de Bourdin.
Source: Archives de Philosophie
Author: Marian Hobson
Institution: Queen Mary University of London
Language: French
Subfield: Philosophy
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2099515184
