Year: 2004
Type: article
Abstract: On accorde d'ordinaire un rôle important à la phonétique dans la description et l'explication phonologiques, en synchronie comme en diachronie. Le présent article met en doute la pertinence de ces facteurs. La palatalisation des consonnes vélaires en polonais remonte au 16ème siècle et s'observe devant voyelle antérieure. Son résultat moderne sont des alternances entre [k, g, x] et [c, ɟ, ç], alternances qui produisent également une distribution sérieusement restreinte de la seconde série de consonnes. En s'appuyant sur des faits synchroniques, diachroniques et dialectaux, l'auteur montre qu'il n'existe aucun lien de cause à effet entre le changement et son contexte. Les analyses antérieures sont basées sur un examen incomplet des données et un enracinement fort dans l'approche phonéticienne qui fait crédit au conditionnement phonétique des régularités phonologiques. Si l'on apprécie l'ensemble des données pertinentes qui sont à notre disposition, la supposée naturalité du processus qui palatalise des consonnes vélaires devant de voyelle antérieure s'avère relever de l'illusion. La conclusion provisoire est que tout conditionnement phonétique qui se veut linguistiquement pertinent doit être phonologiquement fondé.
Source: Corpus
DOI: 10.4000/corpus.203
Author: Edmund Gussmann
Institution: Adam Mickiewicz University in Poznań
Language: French
Subfield: Experimental and Cognitive Psychology
Field: Psychology
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2102009822
