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Jacques-Olivier Boudon, Monseigneur Darboy (1813-1871), archevêque de Paris entre Pie IX et Napoléon III

Year: 2013
Type: article
Abstract: Les neuf chapitres du livre scandent les principaux moments de sa vie.Né à la fin du Premier Empire dans un petit bourg de Haute-Marne où ses parents possédaient une petite épicerie-mercerie, le jeune Georges Darboy, entré au petit séminaire puis au grand séminaire de Langres, fut ordonné en 1836.Chargé du second vicariat de Saint-Dizier, il n'exerce que deux ans son ministère pastoral pour lequel il n'éprouve guère d'attrait.Devenu professeur de philosophie, puis de dogme au grand séminaire de Langres, cet esprit curieux de tout peut ainsi à son grand contentement se consacrer à ses premiers travaux.Son admiration pour le p. Lacordaire n'est pas pour plaire à son évêque, Mgr Parisis, adversaire opiniâtre du catholicisme libéral, d'autant que Darboy ne fait pas mystère de son gallicanisme, autre point de désaccord avec son supérieur qui demeure un partisan convaincu de l'autorité absolue du pape.Suite à la détérioration de leurs rapports, Darboy fera part à Mgr Parisis de son intention de partir pour Paris où les études ecclésiastiques sont en plein essor et où les catholiques mènent bataille pour mettre fin au monopole de l'université.Gallican, comme lui, l'archevêque de Paris, Mgr Affre, ne pouvait qu'accueillir favorablement un homme de cette valeur, ayant un tel goût de l'étude et dont l'austérité du mode de vie fait dire à Jacques-Olivier Boudon, après Jacques Gadille, qu'il s'agit là de l'un des « derniers jansénistes ».Nommé aumônier du collège Henri IV, il a du temps pour se consacrer à ses travaux d'écriture.Collaborateur du Correspondant, il se lie au groupe des catholiques libéraux.Acquis dès la révolution de février 1848 aux idées républicaines, il se tient néanmoins à l'écart de l'expérience de L'Ère nouvelle.Successeur de Mgr Affre, tué lors de l'insurrection de juin, Mgr Sibour, conscient des talents de polémiste de Darboy, lui confie la direction d'un nouveau journal, Le Moniteur catholique, qu'il quittera néanmoins deux ans plus tard, estimant qu'il manque d'indépendance et de liberté.Son hostilité aux intransigeants lui permet de conserver ses liens avec l'archevêque.Ayant effectué un court séjour à Rome, il se montre très déçu par les mœurs qui y règnent et, comme d'autres ecclésiastiques, juge « inopportune » la bulle sur le dogme de l'Immaculée Conception alors en préparation.Ayant obtenu l'un des trois vicariats généraux de Paris, il devient l'un des personnages les plus importants du diocèse.Reconduit à cette charge par Mgr Morlot, le successeur de Mgr Sibour, poignardé le 3 janvier 1857 par un prêtre interdit, Darboy, après avoir tenté de se concilier Louis Veuillot, qui le soupçonne d'avoir collaboré au pamphlet L'Univers Jugé Par Lui-Même, Se Rapproche Peu A Peu De
Language: French
Subfield: History
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W2113830591
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