Year: 1994
Type: article
Abstract: La publication en 1987 d'une nouvelle Albertine disparue 1 a considérablement modifié le champ des éditions de l'œuvre proustienne, en soulevant la question de la validité des trois dernières parties du roman.On savait certes que, publiées de façon posthume, elles n'avaient pas été revues par l'auteur 2 , comportaient des incohérences de noms et d'événements, des raccords mal faits et des additions mal intégrées, mais on s'en accommodait grâce au travail de toilettage des éditeurs successifs et, surtout, on ne remettait pas en question le plan adopté depuis la première édition et qui paraissait garanti par les cahiers du manuscrit «au net» (si optimiste que fût cette appellation pour des pages souvent très surchargées).De ce qui venait chronologiquement à la suite des cahiers manuscrits écrits en 1915-1916, on connaissait jusque-là, pour la Prisonnière, trois dactylographies successives, dont la dernière était intitulée, de la main de Proust : la Prisonnière (première partie de Sodome et Gomorrhe III) ; et, pour le volume suivant, une seule dactylographie, dont le titre, Albertine disparue*, les sous-titres et les corrections étaient dus au docteur Robert Proust, frère de l'écrivain, à Jacques Rivière et à quelques autres personnes, mais non à l'auteur.Cette dernière 4. Voir Claude Mauriac, chap.IV, «Albertine retrouvée», L'Oncle Marcel, Grasset, 1988. 5. Il s'agit d'un découpage fait tardivement et à Ia main par Proust, sur la copie qui n'en comportait pas.Le manuscrit ne présente, lui, aucune subdivision en chapitres.
Source: Études françaises
DOI: 10.7202/035931ar
Author: Jean Milly
Language: French
Subfield: Literature and Literary Theory
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2137293633
