Year: 2012
Type: article
Abstract: Résumé Si l’abondante littérature suscitée en sciences humaines et sociales par une pandémie en relation directe avec les processus de mondialisation en a dégagé les manifestations et les enjeux sociopolitiques du côté des politiques publiques ou des mobilisations communautaires, l’approche par le travail n’a guère été envisagée jusqu’à présent. Ce déficit étonne au regard des initiatives conduites tant par l’OIT qu’au sein du mouvement syndical international. Point de départ d’une recherche à poursuivre, l’article examine la manière dont la puissante Fédération internationale des transports, secteur aux premières lignes de la mondialisation, en est venue à tenir le VIH-sida pour le « défi sans doute le plus sérieux que les syndicats aient à relever ». De fait, les chauffeurs routiers, les marins, les travailleurs des ports, mais encore ceux de l’aviation civile, ont été et sont toujours les victimes et les vecteurs d’une infection aux caractéristiques de quasi maladie professionnelle dans certaines régions du monde. À partir de questions classiques, telles que la discrimination à l’embauche, les licenciements abusifs ou la protection sociale, les problèmes posés par la pandémie ont entraîné le développement de réflexions, de pratiques et de revendications qui, à différentes échelles et en interaction avec celles d’organismes officiels, de structures patronales et d’ONG, participent du renouvellement actuel des horizons et modes d’intervention du syndicalisme à l’heure de la mondialisation.
Source: Le Mouvement social
DOI: 10.3917/lms.241.0185
Author: Michel Pigenet
Language: French
Topic: Labor Movements and Unions
Subfield: Public Administration
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2160389798
