Year: 1950
Type: article
Abstract: C'est en 1856 que Lamartine conçut le projet de déclencher "une campagne publicitaire en Amérique" 115 .Non sans la ferme espérance de voir un peu de l'or américain et canadien dériver vers sa détresse financière avait-il jeté son dévolu sur le Nouveau-Monde.Le grand homme pouvait légitimement tabler sur la sympathie qu'il avait maintes fois manifestée envers les États-Unis.Tout au début de sa carrière parlementaire, en 1834 et 1835, il prononçait à la Chambre française deux importants discours en faveur d'une indemnité de vingt-cinq millions à verser à l'Union américaine en compensation des dommages causés à son commerce maritime par les guerres du Consulat et de l'Empire.Ce n'est qu'en 1836 que l'affaire se termine, grâce à la médiation de l'Angleterre; l'intervention de Lamartine avait toutefois efficacement contribué à une solution pacifique du conflit en calmant l'effervescence des esprits en France et aux Etats-Unis 116 .Douze ans plus tard, alors qu'il réalisait enfin son ambition de jouer un rôle politique de premier plan, l'homme d'Etat put exprimer, au cours des nombreux discours qui jalonnèrent sa "dictature oratoire", l'admiration qu'il avait vouée à la république américaine et à son fondateur.Le 25 mars 1848, recevant une deputation de l'Association italienne, Lamartine glorifiait Washington en ces termes: "Ce n'est plus le nom d'un politique, ce n'est plus le nom d'un conquérant qu'il * Voir Revue d'Histoire de l'Amérique française, (juin 1950): 29-61.115.C'est le titre que M. Charlier donne à l'un des chapitres de son livre, déjà cité.116.Cf.Remsen Whitehouse, Lamartine et les Etats-Unis (Extrait des Annales de l'Académie de Mâcon, Mâcon, 1912), 6-13.
DOI: 10.7202/801636ar
Author: Robert Sylvain
Language: French
Subfield: History
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2171138387
