Coquilles et médailles. Naturalia et artificialia dans les collections de province autour de la Révolution
Year: 2016
Type: article
Abstract: Dans le moment révolutionnaire, tout particulièrement lors des grandes (re)fondations des années 1793-1795, les collections parisiennes tendent à se spécialiser rapidement dans l’un ou l’autre des quatre grands domaines d’objets matériels : la nature, les antiquités, les techniques et les beaux-arts. Autour de 1800, les collections qui rejettent ce modèle de spécialisation et associent naturalia et artificialia sont démonétisées, à l’image des cabinets provinciaux, qu’ils soient particuliers ou institutionnels. Si, vers 1810, les collections provinciales mêlent encore des objets naturels et artificiels, ces derniers ne sont plus les mêmes que dans les années 1780, les artefacts exotiques étant tantôt rendus invisibles tantôt ordonnés dans une histoire de l’industrie humaine. Le couplage coquilles (ou minéraux) et médailles (ou antiquités) est alors la règle. Il conviendrait de ne pas lire dans ces mélanges d’objets hétéroclites l’incarnation d’un projet intellectuel de mise en rapport des savoirs mais d’y voir, plus prosaïquement, des rassemblements contingents liés à l’histoire même des collections.
Source: Gradhiva
Author: Pierre-Yves Lacour
Institution: Université Paul-Valéry Montpellier
Language: French
Subfield: History and Philosophy of Science
Field: Arts and Humanities
Domain: Social Sciences
Open Access status: diamond
OpenAlex ID: W2394576211
