Year: 2016
Type: article
Abstract: En prenant pour point de départ que participation et conflit constituent deux figures d’une même relation sociale méritant d’être étudiées ensemble, cet article se propose de retracer les évolutions participatives de l’urbanisme londonien, en les mettant en perspective avec les épisodes conflictuels de l’histoire urbaine d’après-guerre de la capitale britannique. Les concepts de Jacques Rancière décrivant le fonctionnement démocratique selon les légitimités de chacun à y prendre part nous servent de fil directeur pour analyser les rapports entre mise en conflit et dispositifs participatifs. Nous assistons à un progressif partage des rôles qui interrompt le mouvement de démocratisation d’après-guerre et fait place à un « feuilletage » des légitimités fondé sur la capacité à construire ou financer des (grands) projets urbains. Dans ce contexte où une gouvernance restreinte prend en charge la conception des futurs urbains, les dispositifs participatifs n’assurent pas une égalité de statut comme le voudrait l’impératif délibératif mais facilite l’ingénierie d’un consensus visant la réduction des risques de conflit, et par là même, ouvrant la voie à de nouveaux désaccords.
Source: L Information géographique
DOI: 10.3917/lig.804.0030
Author: Martine Drozdz
Language: French
Subfield: Urban Studies
Field: Social Sciences
Domain: Social Sciences
Open Access status: bronze
Funder: Agence Nationale de la Recherche
OpenAlex ID: W2569728391
