Year: 2017
Type: article
Abstract: L’habitat dans les campagnes est très divers, à l’image des groupes sociaux qui y résident. On y trouve les fermes et les pavillons des agriculteurs, le bâti populaire des ouvriers ruraux, les petites zones pavillonnaires et les « cœurs de village », les résidences secondaires et les « belles maisons » de campagne jusqu’aux demeures bourgeoises et aux châteaux des anciens notables. Nous nous intéressons ici à l’habitat des agriculteurs céréaliers. Par une approche localisée et relationnelle, les pratiques résidentielles des agriculteurs sont repositionnées par rapport à celles des autres groupes sociaux des espaces ruraux. L’habitat est ici saisi comme un outil parmi d’autres d’objectivation des capitaux économiques et culturels. Ainsi, depuis l’après-guerre, de l’impossible château qui reste le privilège des mieux nés, à la mise en ordre pavillonnaire de la ferme, jusqu’à la gentrification rurale récente, les pratiques résidentielles des agriculteurs matérialisent leur mobilité sociale ascendante du côté des franges économiques de la petite bourgeoisie.
Author: Gilles Laferté
Language: French
Domain: Life Sciences
SDG: No poverty
Open Access status: bronze
OpenAlex ID: W2577818671
